Les oiseaux…en Martinique

DSC01457Il existe environ une quarantaine d’espèces d’oiseaux en Martinique.

Certaines comme les perroquets  sauvages ont  complètement disparu, d’autres sont en danger (Gorge blanche, Carouge,…).

Plusieurs raisons à cela : la chasse intense depuis le XVIIème siècle, la disparition des forêts, l’introduction de nouveaux prédateurs (mangoustes, chats).

Enfin, l’arrivée de concurrents étrangers (aigrette pique boeuf, merle de Sainte Lucie, tourterelle turque,… . ) va aussi pousser hors de leur niche habituelle les espèces locales, parfois endémiques.

L’avifaune représente une véritable  richesse  à bien des égards puisqu’elle participe activement à la réduction des insectes et des rongeurs, à la dissémination des graines et à l’égaiement des paysages.

Le Quiscale merle (Quiscallus lugubris) est un incontournable.

On le trouve partout et son chant est fort bruyant surtout en période de reproduction. Le male est noir avec des reflets métalliques, son bec est pointu et l’iris de son oeil jaune. La femelle, de taille plus petite a un plumage gris nuancé de brun. Cet oiseau n’a peur de rien et défend farouchement son territoire. De nature grégaire, on le voit souvent en groupe. C’est un grand consommateur d’insectes.

BananaquitMalheureusement pour lui, le Héron Garde Bœuf (Bubulcus ibis) récemment arrivé en Martinique (1959) s’est installé dans sa niche écologique, lui faisant concurrence dans la chasse aux insectes. Plus petit que le héron (25 cm contre 50), il a du peu à peu abandonner certaines zones.

On peut rencontrer 4 espèces de colibris en Martinique : le colibri madère (Eulampis jugularis), le plus grand et le plus gros, qui vit surtout en forêt humide de montagne.


Le colibri huppé (Orthorynchus cristatus), le plus petit qui fréquente tous les milieux

Le colibri falle vert (Eulampis holoserieus) amateur des zones sèches. Et le colibri à tête bleu (Cyanophaïa bicolor) des zones montagneuses.

Les colibris se nourrissent du nectar des fleurs utilisant leur long bec et leur langue protractile, aidés en cela par la possibilité de faire du surplace.
Le père Labat nous parle des colibris. S’ils étaient trop petits pour servir de festin, il semble qu’ils finissaient parfois en objet de décoration :

“Cet oiseau est sans difficulté le plus beau et le plus petit qu’il y ait au monde. Il y a des auteurs qui l’appellent oiseau bourdonnant, parce que quand il vole, il bourdonne comme les abeilles, ou comme ces grosses mouches qu’on appelle bourdons. D’autres l’appellent l’oiseau-mouche à cause de sa petitesse.
Nos Français le nomment colibri, qui est le nom que les Caraïbes lui ont donné. Il me semble qu’on s’y doit tenir, car il est permis aux gens de donner des noms à ce qui dépend de leur domaine.”

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